Restitution parlementaire : Les membres du CNT de Kati rendent comptent à leur population

Les membres du Conseil National de Transition de Kati en collaboration avec les autorités administratives de Kati ont organisé le mercredi 4 août 2021 dans la salle de conférence de la Préfecture de Kati une journée de restitution parlementaire. Cet exercice démocratique rare a vu la participation effective des élus locaux de plusieurs localités du cercle de Kati, des sous-préfets, des autorités militaires, des représentants de plusieurs associations de jeunes dont le Conseil Communal de la Jeunesse de Kati et des autorités coutumières de la ville garnison. L’objectif de cet exercice parlementaire à l’endroit de la population Katoise était pour ces membres du CNT de communiquer avec la base sur les orientations de la transition. Mais aussi de voir ce qui se passe à leur niveau, échanger avec elle et prendre en compte leurs préoccupations afin de les faire remonter au CNT. Et tout cela, pour la réussite de la transition.

Au cours de cette cérémonie d’information et d’échange, les membres du Conseil National de Transition (CNT) résidants à Kati ont édifié la population du cercle sur  les grandes orientations de la transition. Parmi lesquelles la situation des différentes lois adoptées depuis la mise en place du CNT, la  situation sécuritaire du pays, la durée de la transition, l’organisation des élections, les  réformes institutionnelles et politiques, entre autres.

Selon le porte-parole des membres du CNT de Kati, Dr Mamadou Sory Dembélé, cette rencontre se justifie par le fait qu’elle rentre dans le cadre de la refondation et du changement, et l’intensification de la communication entre l’élite et la base. Son objectif précise-t-il, instaurer une nouvelle forme de communication des représentants de la société au niveau du parlement, de communiquer avec la population qui permet aussi bien aux membres du CNT et de la population de servir la nation.  « Servir et non se servir ». Il s’agissait de dialoguer ensemble sur l’avenir du pays. « Nous devons ensemble par la communication, nous engager par la formation, cette formation nous permet d’être au même niveau d’information. Donc c’est une formation afin de produire les résultats basiques sur nos valeurs. De ces valeurs et forces, développons des stratégies responsables pour marcher main dans la main » a laissé entendre Dr Dembélé.

Pour sa part, le Commandant Arouna Diarra, préfet par intérim du cercle Kati, a salué l’initiative. Pour lui, il ne s’agit pas de compléter ou de retoucher ce qui a été déjà fait depuis l’avènement de la démocratie mais il doit s’agir de redonner un sens, une lisibilité, un dynamisme à un système qui s’est progressivement ankylosé et qui n’est plus dès lors en mesure de satisfaire les attentes de nos concitoyens. Dès lors signale-t-il: «  il y a urgence comme le montre la désaffection à l’égard de la chose publique dont nos compatriotes nous renvoient l’image scrutin après scrutin ».

La réforme à bâtir et à faire passer n’est pas technique, elle est politique a fait savoir le Commandant Diarra. Elle doit être conçue par les citoyens et non sans lui, ni à fortiori contre lui, en tenant évidemment compte des enseignements tirés des dernières décennies.

Il a ensuite rappelé  aux membres du CNT la lourde tâche de bâtir une République neuve. Oui neuve  dans l’infinie, dit-il. Mais surtout à ne pas désordonner moins, la forme et l’organisation de la République, qui ne s’accommodent pas avec et l’approximatisation des textes et la confusion des responsabilités et des moyens. C’est à cette condition, dira le Préfet intérimaire de Kati que notre République pourra jouer toutes ses cartes dans les combats qu’elle mène pour se faire respecter par la communauté internationale.

Cet exercice démocratique  a permis aux deux parties d’échanger sur un éventail de questions sur la vie de la nation. Les membres du CNT après la restitution  se sont soumis aux questions des participants. A travers cette restitution parlementaire, les élus ont appréhendé les préoccupations de la population de Kati, essayé d’apaiser les cœurs et esprits pour une bonne conduite de la transition.

Comme éléments de réponse aux questions de l’assistance, l’Honorable Souleymane Dé, a signalé qu’à seulement 8 mois (de la mise en place du CNT à maintenant) 47 textes ont été adoptés, 16 interpellations tenues.

Répondant aux questions de la présidente de CAFO de Kati par rapport au respect de loi 052 relative au quota genre dans les instances administratives, l’honorable Dé, a fait savoir que cette loi ne souffre d’aucun manquement au sein du CNT.

Par Maïmouna Sidibé

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