Coalition politique contre la prorogation de la Transition : Une manière voilée de combattre le PM Choguel ?

A l’exception de l’URD, le parti ADEMA-PASJ et ceux qui sont issus de ses entrailles plus le YELEMA se sont regroupés au sein d’une coalition politique, pour disent-ils, empêcher la prorogation de la transition en cours au Mali. Qu’est ce qui fait donc peur à ces pontes politiques ? S’agit-il d’une façon voilée d’empêcher l’actuel Premier ministre à pouvoir mettre en œuvre son Plan d’Actions Gouvernementales ?

Aussi incroyable que cela puisse paraitre des partis politiques qui n’ont rien en commun et qui se regardent traditionnellement en chiens de faïence sur la scène politique nationale se sont curieusement regroupés au sein d’une coalition politique, afin, affirment-ils, d’empêcher toute prorogation de la transition.

Quelle est leur véritable  mobile dans cette coalition ?

Un cercle vicieux. Le seul point commun de ce regroupement relève du fait qu’il s’agit des partis politiques qui ont activement participé à la gestion du pays durant les 7 années de règne du président Ibrahim Boubacar Kéita. Le deuxième point de confluence, non des moindres est facile à déceler. Il s’agit pour la plupart des formations politiques issues de l’ADEMA-PASJ et ce parti lui-même, qui veulent s’inviter à la table, histoire de garder les bons bouts en perspective des élections à venir. Il n’est un secret pour personne que depuis la lutte du M5RFP, des voix se sont levées et des activistes se sont joints au mouvement pour tout simplement mettre fin aux 30 ans de règne de l’ADEMA et ses partis dérivés. Voyant, à coup sûr, cette hypothèse se dessiner, les abeilles, anciennes comme nouvelles ont donc décidé à se lever tôt pour embarquer d’autres chefs de partis ambitieux afin d’étendre leurs tentacules dans la perspective de Koulouba 2022.

Mais ce qui reste évident, la présence d’un chef de parti, Dr Choguel Kokalla Maïga du MPR, au-devant de la scène publique, constitue un motif à couper le sommeil à ces vétérans politiques.

D’ailleurs, la semaine dernière, le président de l’ASMA, non moins tête de proue de cette nouvelle coalition politique, Soumeylou Boubèye Maïga, dans l’émission ‘’Grand jury’’ de Renouveau TV a fini par dire haut, ce qui se murmure bas au sein de cette coalition. Selon l’ancien PM du régime d’IBK, la transition peut être l’occasion pour certaines personnalités à se maintenir dans un certain confort pour se légitimer à la longue. De fait, ce n’est qu’un secret de polichinelle que cette lutte de la nouvelle coalition ne vise, ni plus, ni moins qu’à faire sauter l’actuel Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga de son piédestal.

Rien qu’en jetant un coup d’œil sur les doléances de ces partis et groupements politiques, il devient facile de déduire que leur action cache mal leur véritable ambition. De la kyrielle de doléances publiées par eux à travers un communiqué de presse, ce qui fait le plus défaut reste l’objectivité qui doit la caractériser. Elle est comme une musique déjà connue sur un disque rayé, ils n’ont fait que  le récital de ce que tous les maliens rêvent depuis 2012. En même temps, ils veulent que la transition ne soit pas prorogée. De ces doléances, on peut retenir entre autres, le fait de demander aux autorités de la transition à prendre toutes les mesures nécessaires afin de sécuriser les personnes et leurs biens sur toute l’étendue du territoire national, sinon inviter le gouvernement à libérer toutes les localités assiégées par les forces terroristes sur le territoire du Mali. Des doléances à faire dormir-débout.

Ils ont fini par annoncer la publication prochaine d’un mémorandum qui sera soumis aux autorités de transition.

Retenez les noms des groupements et partis de cette coalition : EPM, JIGIYA KOURA, ARP, ADEMA PASJ, ASMA, YELEMA, UM RDA et le RDS.

Un bon retour d’escalier pour l’ancien président du comité stratégique du M5RFP.

Moustapha Diawara

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